Inscrit le: 08 Oct 2005 Messages: 2601 Localisation: Entre la colline aux fées et l'ile d'Avalon
Posté le: 23-05-2006 18:14 Sujet du message:
Savoir Vivre
Quelques mots en ouverture...
Les Français, comme tous les peuples, partagent un certain nombre de codes et de conventions qui règlent les comportements de chacun dans la vie en société. Ces codes forment ce qu'on appelle la politesse, le savoir vivre, les bonnes manières, ou encore l'étiquette. Ces codes de comportement facilitent les relations entre individus, ils contribuent à créer une harmonie sociale. Ils définissent également ce qui est attendu, permis ou interdit dans certaines situations, dictent les obligations de chacun envers la hiérarchie sociale, entre hommes et femmes (la galanterie). Souvent, ils permettent aussi de “situer” un individu par rapport à la norme : l'ignorance ou la connaissance de certains protocoles révèlent en effet un manque dans l'éducation, ou au contraire, des qualités.
À présent, il faut comprendre que le savoir-vivre ne doit nullement être vécu comme une contrainte, mais plutôt comme un moyen de se faciliter le quotidien.
Si une règle vous déplais, ignorez là tant que cela ne nuit a personne ; si une règle, vous arrange, faite là votre. Mais n'oubliez jamais que le savoir-vivre est un art social, qui comme ses semblables, n'est jamais figé et demande souplesse, justesse d'appréciation et adaptation aux circonstances ; bien manié, le savoir-vivre peut devenir une arme redoutable en société.
Les phrases entre ** concernent des coutumes relativement obsolètes. _________________
mais il faut reconnaître que ce n'est pas toujours facile et que les us et coutumes semblent parfois telement évidents qu'il fauvt vraiment prendre le temps de se dire "pourquoi ?"
Et il faut l'auditoire prêt à faire de même et la force de carctère pour parfois tenir tête à ces mêmes croyances et coutumes.
mais tu as raison, même si les conventions "disent que", si l'on n'est pas convaicu, il ne faut pas se soumettre !
Inscrit le: 08 Oct 2005 Messages: 2601 Localisation: Entre la colline aux fées et l'ile d'Avalon
Posté le: 29-05-2006 23:34 Sujet du message:
Anonymous a écrit:
Je trouve ton message plein de sagesse.
mais il faut reconnaître que ce n'est pas toujours facile et que les us et coutumes semblent parfois telement évidents qu'il fauvt vraiment prendre le temps de se dire "pourquoi ?"
Et il faut l'auditoire prêt à faire de même et la force de carctère pour parfois tenir tête à ces mêmes croyances et coutumes.
mais tu as raison, même si les conventions "disent que", si l'on n'est pas convaicu, il ne faut pas se soumettre !
Merci a toi
Effectivement, tu souleves certain points interressant, par exemple, le pourquoi de certain usages.
Un usage ne nait pas par hasard, il y a toujours une histoire derriere, qui souvent est interressante; et une fois qu'on la connais, on peux plus facilement definir si:
-c'est de la superstition (auquel cas, cela n'a rien a voir avec le SV)
-c'est un truc qui s'appliquait dans une société qui n'est plus la notre
-c'est une simple politesse, toujours valable.
Concernant la receptivité de l'auditoire, il est vrai, que cela pose parfois probleme; le cas de baisemain, par exemple, est tres representatif. Alors, que faire quand l'autre ne connais pas les usages? tout simplement s'adapter, apres tout c'est la plus grande des politesses.
En souhaitant te revoir sur ce forum _________________
Le regain d'intérêt pour le mariage religieux confronte certains futurs mariés à l'épineuse question de la correspondance avec le clergé.
Lettre de premier contact, avec un prêtre, ou demande de dérogation a un évêque ; la correspondance avec ces personnes obéies a certaines règles. _________________
est la reproduction sur l'enveloppe du nom et du titre, ou de la qualité, du destinataire.
Exemple : « Son Excellence, Monseigneur X
.....................Evêque de ... » .
B L'appel
est le titre officiel du destinataire par lequel on l'interpelle ( en début de phrase ou de lettre).
Lorsque l'on parle à la 2ème personne on n'utilise que l'appel.
Il figure le plus souvent en vedette au-dessus de la première ligne d'une lettre :
« Sire, Monseigneur, Monsieur l'Ambassadeur... » sont des appels.
L'appel peut également figurer sur la ligne, dans un style expéditif,
Exemple : « Monsieur, c'est avec plaisir que...»
ou encore dans la ligne, pour un style plus élégant,
Exemple : « C'est avec plaisir, Monsieur, que...» .
C Le traitement
est le titre que l'on donne à la personnalité à laquelle on s'adresse ( dans le corps de la phrase ou de la lettre).
Lorsque l'on parle à la 3ème personne on n'utilise que le traitement, alors précédé du mot «Votre » .
Exemple : « Votre Excellence »
Le traitement ne doit pas être employé à la place de l'appel , on dira « Oui, Sire » et jamais «Oui, Majesté » , on dira « Comment allez-vous, Monsieur l'Ambassadeur ? »
ou « Monsieur l'Ambassadeur, comment va Votre Excellence ? »
et jamais « Comment allez-vous Excellence ? » , erreur pourtant très répandue.
Pour éviter la répétition du traitement dans le corps de la lettre, on le remplace par le pronom « Elle » ou « Lui » selon le corps de la phrase.
D La courtoisie
est la formule de politesse qui termine la lettre.
La formule de courtoisie est conditionnée par la formule d'appel utilisée en début de lettre.
Exemples : «C'est avec un profond respect que j'ai l'honneur de me déclarer, Sire, de Votre Majesté, le très humble et très obéissant serviteur et sujet » ou « Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments respectueux » .
E La réclame
est l'indication en tête de lettre du nom et du titre du destinataire.
Elle est parfois placée en bas à gauche.
F La souscription
est l'indication sous la signature du nom et du titre de l'expéditeur.
Un homme signe de son prénom (ou initiale) et de son nom -s'il est chef de famille, il peut signer du nom seul.
La particule ne s'emploie que précédée du prénom ou de l'initiale.
Une femme mariée signe de son nom de famille suivi du nom de son mari, ou encore de son prénom (ou initiale), suivi du nom de son mari.
En d'autres mots
· Réclame: indication en tête d'une lettre du nom et du titre du destinataire; elle peut également être placée en bas à
gauche.
· Appel: titre officiel du destinataire, utilisé au début de la phrase pour "interpeller" la personne à qui l'on s'adresse.
L'appel figure généralement "en vedette" (c'est-à-dire au-dessus du corps d'une lettre); il n'est "en ligne" que dans
certaines communications de chef d'Etat à chef d'Etat. L'appel est la formule qui, en règle générale, est utilisée pour
s'adresser de vive voix à son correspondant.
· Traitement: manière dont on "traite", dans le corps d'une lettre, la personne à qui l'on s'adresse (deuxième ou
troisième personne).
· Courtoisie: formule de politesse qui conclut une lettre.
· Souscription: indication du nom et du titre du signataire.
· Suscription: texte qui reproduit celui de la réclame sur l'enveloppe _________________
Dernière édition par Belladone le 02-06-2006 23:49; édité 1 fois
Courtoisie :
Veuillez agréer, Mon père ou Monsieur le Prêtre. , l'expression de mes sentiments très respectueux.
Abbé
Suscription :
à Monsieur l'Abbé X...
Appel :
Monsieur l'Abbé.
Traitement :
Monsieur l'Abbé.
Courtoisie :
Veuillez agréer, Monsieur l'Abbé, l'expression de mes sentiments très respectueux.
Prelat
Suscription :
à Monseigneur X...
Appel :
Monseigneur.
Traitement :
Monseigneur.
Courtoisie :
Veuillez agréer, Monseigneur, l'assurance de ma haute considération.
Archeveques et Eveques
Suscription :
à Son Excellence, Monseigneur X..., Archevêque ou Evêque de...
Appel :
Monseigneur
Monsieur l'Archevêque, ou l'Evêque (dans les cours et milieux officiels).
Traitement :
Votre Excellence.
Courtoisie :
J'ai l'honneur de présenter à Votre Excellence l'assurance de ma très haute considération ( ou de ma respectueuse considération).
ou J'ai l'honneur d'être, Monseigneur, de Votre Excellence le très respectueux serviteur.
Nonce Apostolique
Suscription :
à Son Excellence, Monseigneur X..., Nonce Apostolique à ...
Appel :
Monsieur le Nonce
Monseigneur (dans la correspondance privée ).
Traitement :
Votre Excellence.
Courtoisie :
J'ai l'honneur, Monseigneur ( ou Monsieur le Nonce) de présenter à Votre Excellence l'assurance de ma très haute considération ( ou de ma respectueuse considération).
Cardinaux
Suscription :
à Son Eminence (Révérendissime), Monsieur le Cardinal, Archevêque ou Evêque de...
Appel :
Eminentissime Seigneur (Protocolaire )
ou
Monsieur le Cardinal ( dans les cours et milieux officiels ).
Traitement :
Votre Eminence (Révérendissime).
Courtoisie :
Daigne, Eminentissime Seigneur, ou Monsieur le Cardinal, Votre Eminence agréer l'hommage de mon très profond respect ou J'ai l'honneur d'être, avec le plus profond respect, de Votre Eminence, le très humble serviteur.
Souverain Pontif
Suscription :
à Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II.
Appel :
Très Saint Père.
Traitement :
Votre Sainteté.
Courtoisie :
Pour les Catholiques, il n'y a pas à employer de formule finale, commencer la lettre ainsi :
« Très Saint Père, humblement prosterné aux pieds de Votre Sainteté et implorant la faveur de la bénédiction apostolique... ».
Puis exposer la requête. A la fin de la lettre, terminer par :
« Et que Dieu... » en marquant des points de suspension.
Si l'on n'est pas catholique, utiliser la même formule finale que pour un souverain temporel en donnant l' appel et le traitement appropriés :
« Je prie Votre Sainteté de daigner agréer l'hommage de mon plus profond respect » . _________________
Courtoisie :
Je vous prie d'agréer, Trés Saint Père, l'assurance de ma très haute estime
Pour les cardinaux
Réclame :
A Son Eminence le Cardinal X (Archevêque ou Evêque) de ...
Appel :
Monsieur le Cardinal (ou Eminence),
Traitement :
J'ai l'honneur de faire part à Votre Eminence ...
Courtoisie :
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Cardinal (ou Eminence), les assurances de ma très respectueuse considération (ou plus haute considération)
Archevêques et Evêques
Réclame :
A Son Excellence Monseigneur X Archevêque ou Evêque de ...
Appel :
Monseigneur ou Excellence,
Traitement :
Je suis heureux de faire savoir à Votre Excellence ...
Courtoisie :
Je vous prie d'agréer, Monseigneur ou Excellence, l'assurance de ma haute considération
Autres ecclésiastiques
Réclame :
Monsieur le Chanoine, Monsieur l'Abbé X, Curé de ., Vicaire général de
- Révérend Père X
Appel :
Monsieur le Chanoine, Monsieur le Curé, Monsieur l'Abbé, Monsieur le Vicaire général, etc.
Traitement :
vous
Courtoisie :
Veuillez agréer (ou je vous prie d'agréer), Monsieur le Chanoine, etc., l'assurance de ma considération distinguée. _________________
Inscrit le: 08 Oct 2005 Messages: 2601 Localisation: Entre la colline aux fées et l'ile d'Avalon
Posté le: 04-06-2006 22:39 Sujet du message: baisemain
Baise main / baisemain
Pendant longtemps, on a prétendu que le baise main était devenu obsolète. Mais depuis peu le baise main, tel que le savoir-vivre, est revenu sur le devant de la scène ; les peoples prennent des cours de maintien, des émission de télévision y sont consacrées... plus que jamais le baisemain est redevenu tendance. Symbole d'un art de vivre et d'une certaine courtoisie, le contexte du mariage est une occasion propice à sa redécouverte.
Le baisemain est un fabuleux hommage à rendre une femme.
Bien que parfois mal utilisé ou carrément non usité, nous allons essayer de faire la lumière sur cette pratique d'une grande délicatesse afin que, le jour venu, vous ne soyez pas pris (e) au dépourvu.
I - Qu'est-ce que le baisemain ?
Ce geste, qui tient du cérémonial, peut être très beau s'il est bien fait. A l'image du vassal qui baisait la main de son seigneur au Moyen-Âge, et du croyant qui baise encore aujourd'hui l'anneau épiscopal, les hommes, même très jeunes, baisent la main des femmes en signe d'hommage. Néanmoins il est inconvenant de le prodiguer aux jeunes filles en fleur.
Les femmes mariées, les demoiselles d'âge respectable, les femmes adultes que l'on souhaite honorer, les femmes titrées ou les membres de la famille proche peuvent en être comblées. La pratique du baisemain est exclusivement réservée à un cadre intérieur, jamais dans les endroits publics.
Seulement il est d'usage dans les bonnes sociétés de prodiguer ce salut courtois dans les jardins privés (et encore...) et s'il peut volontiers être facultatif à Longchamp, il devient obligatoire lors du Prix de Diane !
L'art du baisemain consiste, pour l'homme, à se baisser et à effleurer la main de la dame de ses lèvres en faisant mine de l'embrasser. Le protocole exige de ne pas lever la main que vous embrassez mais de s'incliner jusqu'à elle !
En résumé
- Le baisemain ne se fait qu'à une femme. (Ou à un ecclésiastique, ou à un parrain de la mafia...)
- Il ne se fait jamais sur une main gantée.
- Il ne peut se faire que tête découverte.
- Il est interdit dans un lieu public ou découvert sauf sur le parvis d'une église.
- Il vaut mieux éviter de faire le baisemain à une femme qui en ignore l'usage au risque de recevoir un grand coup dans la mâchoire !
- L'homme doit s'incliner vers la main tendue - et non l'élever à lui - et l'effleurer des lèvres sans y appuyer un gros baiser mouillé.
- Le baisemain est un geste naturel. Mieux vaut ne pas le faire du tout que mal le faire !
J'ajouterai qu'un baisemain respectueux se fait sans contact des lèvres... à peine un léger frôlement.
II Les circonstances
Tout d'abord, il faut savoir que le baisemain se pratique uniquement dans deux occasions sociales :
-Lorsque vous connaissez la dame, et qu'elle vous offre sa main.
-Lorsque vous êtes présenté a une dame et que cette dernière vous tend la main.
Jamais vous ne devez vous emparer le premier de la main de la dame ! De même, il est de bon ton d'éviter de faire le baisemain à une femme qui en ignore l'usage car le risque est grand à la fois de recevoir un coup dans la mâchoire et, de fait,de mettre la dame mal a l'aise ! Cependant, si votre position sociale vous le permet, vous pouvez tendre votre main, pour esquisser le premier geste du baisemain, et attendre la réaction de votre interlocutrice.
III Art et typologie du baisemain
Dans tous les cas, un baisemain débute toujours de la même manière. Une tierce personne vous présente à une dame, cette dernière vous tend une main, paume tournée vers le sol, le poignet souple.
Glissez votre main sous la sienne afin de vous saisir délicatement de ses doigts, tout en vous inclinant.
o Avec une femme auprès de laquelle on vient d'être présenté :
La femme tend la main, l'homme lui saisit délicatement le bout des doigts ; s'incline sans lever la main, et fait semblant d'y déposer un baiser. Il ne doit jamais toucher la main avec ses lèvres.
Ce type de baisemain est valable en toute circonstance.
o Avec une femme que l'on connaît :
La femme tend la main, l'homme lui saisi délicatement le bout des doigts ; s'incline sans lever la main, et y dépose un baiser.
Vous pouvez manifester votre éblouissement face à sa beauté, en ne vous contentant pas seulement de vous incliner, mais en vous agenouillant avant d'embrasser la main !
Cette manière vous offre l'opportunité de plonger longuement votre regard dans ses yeux.
Si ces deux manières sont couramment admises, celles qui suivent demande une grande rigueur de jugement. Elles ne sont pratiquées qu'avec des femmes dont on est très proche, voire intime.
Pratiquer ces formes de baisemain inconsciemment peut vous valoir de lourds problèmes.
Elles ne doivent être pratiquées qu'avec des femmes sachant l'apprécier, et les hommes les pratiquant doivent s'attendre a parfois présenter des excuses pour leur attitude cavalière ! Si vous n'êtes pas certains de la réaction de la dame, abstenez vous ! Abstenez vous également avec les jeunes filles mineures car ces manières sont considérées comme extrêmement indécentes a leur égard.
Et dans tous les cas, ne les pratiquez pas en public !
o Avec une femme à laquelle on souhaite manifester son admiration ; voire ses sentiments :
Tournez la main de la femme, paume en l'air, et déposez-y un baiser. Fermez la main sur ce baiser et murmurez quelque chose de délicat, comme: « Je prie pour que vous le conserviez en souvenir de ma personne »...
o Avec une femme à laquelle on souhaite manifester son admiration et dont souhaite, on espère, être plus... intime :
Tournez la paume vers le haut, et avec la langue (la plus sèche dont vous pouvez faire preuve), appliquez un petit coup rapide et discret. Ne le faites pas, si vous n'êtes pas sur d'une réponse positive au début d'invitation muette que vous venez de formuler !
o Avec une femme, qui vous est très intime :
Attention ! Cette dernière forme de baisemain est considérée comme une offense et comme une marque de libertinage.
Levez légèrement la main de manière à pouvoir capter le regard de la dame. Doucement, écartez lui légèrement les doigts, et avec une langue toujours sèche, appliquez petit coup entre deux doigts (à l'endroit où ils rejoignent la paume).
Ce salut est une promesse évidente, ne le pratiquez jamais si vous ne souhaitez pas ou si vous êtes incapable de la tenir !
Notons que, dans ces cas, la langue doit être sèche, une langue humide, baveuse n'est JAMAIS appréciée !
Le fait de « sucer » un doigt est considéré comme maladroit, embrasser une main et continuer sur le bras est stupide, digne d'une (mauvaise). Enfin, claquer des talons est obsolète ! _________________
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